Evidemment, vous vous dites « Ah oui ! Young Folks, les sifflements, tout ça… ». Oui, mais pas que. Car Peter, Bjorn et John, c’est aussi et surtout six albums parus depuis 2002. Et si le tube précité est encore dans toutes les mémoires, le trio suédois en garde une pelletée sous le coude, distillée au cours de concerts chaleureux où se croisent des influences éparses : la mélancolie colorée de REM, la folie juvénile de The Spinto Band ou la métronomie krautrock, mais aussi les paysages évocateurs de Morricone et même de subtiles touches electro. Evidemment, vous vous dites : « Et ils ne sont que trois pour faire tout ce toutim ? » Et oui.
Moins immédiatement référencés que la noisy pop de The Pains Of Being Pure At Heart, les singles d’Exlovers possèdent néanmoins le même sens de la mélodie qui fait mouche. Le duo londonien a pioché dans le vaste grimoire indie pop. Pour s’arrêter à la lettre S… comme Smith(s). Au groupe mancunien, Exlovers chipe les guitares cristallines. Au gros Robert, la mélancolie shoegaze. Et à Elliott, cette voix soufflée qui donne corps à des mélodies tombées du ciel. Exlovers incarne l’une des révélations de cette année 2009.