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Retour sur Quartiers de Lune 2010

La 9è édition du Festival Quartiers de Lune s’est clôturée dimanche avec Youngblood Brass...

Premières répétitions pour la création Basses Mc Batterie

Le projet de création Basses Mc Batterie réunit Arm et Robert Le Magnifique (Psykick Lyrikah...

Les groupes accompagnés pour le Festival prennent leurs Quartiers sur la scène du Grand Mix

Depuis le 10 Avril, les groupes suivis par le Grand Mix pour cette 9è édition de Quartiers de Lune...
Le Grand Mix



5, place Notre Dame
59200 Tourcoing

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jeudi 8 juillet 2010
Communiqué d’alerte à la concentration financière et économique dans les musiques actuelles et populaires, danger pour la démocratie !

Le 7 juillet 2010

A l’occasion de leur Assemblée Générale et Journées Professionnelles Européennes, les 28, 29 et 30 juin 2010, à Courtrai/Kortrijk (Belgique Flamande) au « De Kreun », l’ensemble des lieux adhérents de la Fédurok, rejoints par ceux de la FSJ, ont demandé à ce qu’une alerte soit lancée vis-à-vis de la concentration financière et économique à l’œuvre dans l’économie des musiques populaires et actuelles en France et en Europe.

Les nombreux ateliers et débats organisés à cette occasion ont notamment permis d'expliciter les fondements des politiques publiques au sens de l'intérêt général et du service public en direction des musiques populaires, à l'échelle européenne, et en particulier en France.

Certes, les politiques publiques sont contraintes par de multiples objectifs, aussi bien de rentabilité économique que de découverte des œuvres. Mais un objectif doit primer sur tous les autres : celui du respect de la dignité des personnes.

Ce respect de la dignité des personnes dans la diversité des identités et des pratiques culturelles est commun à plusieurs textes d’importance dans le fondement des politiques internationales, et est particulièrement prégnant dans la « Déclaration universelle des droits de l'homme » et la déclaration de l'Unesco sur la diversité, entérinée par la France.

Dans le contexte de la mondialisation financière, les multinationales constituent une menace particulièrement lourde pour les démocraties et la diversité. L'importance des capitaux qu'elles peuvent mobiliser et investir dans la production de biens et l'exploitation de ressources leur permet une force de frappe considérable. Elles sont aussi des acteurs politiques redoutables qui savent profiter de leur poids économique pour générer et largement diffuser un modèle de développement qui les renforce dans leurs positions hégémoniques.

Ainsi, la Fédurok et la FSJ veulent alerter sur les dangers que font peser les organisations capitalistes multinationales, par leurs ambitions et leurs pratiques, sur les équilibres économiques pluriels et les enjeux artistiques culturels et sociaux dans le domaine des musiques actuelles en France.

La Fédurok et la FSJ demandent aux pouvoirs publics nationaux et européens la création de moyens juridiques de régulation afin de garantir la diversité culturelle par le maintien d'une pluralité d'acteurs économiques et de modèles de développement, en promouvant notamment ceux qui relèvent de l'économie sociale et solidaire.

La Fédurok et la FSJ souhaitent mobiliser le plus grand nombre de citoyens, d’acteurs musicaux, d’organisations et d’élus politiques en les informant le plus largement et le plus et régulièrement possible des processus en cours, afin que chacun puisse pratiquer, créer et soutenir les musiques actuelles avec discernement.

Enfin, en résistance à ces modèles capitalistiques de concentration économique, la Fédurok et la FSJ maintiennent leurs engagements à concevoir et à générer des alternatives.

C'est dans ce sens qu'elles incitent l'ensemble de leurs adhérents à poursuivre leur engagement solidaire de coopération politique, économique et territoriale. C’est encore dans ce sens qu'elles participent à la structuration de réseaux européens des musiques actuelles sur les bases éthiques d'une autre économie de l'art et de la culture.

Contacts presse :

La Fédurok 02 40 48 08 85 – contact@la-fedurok.org | La FSJ 02 47 05 26 36 – contact@scenes-jazz.com

lundi 12 avril 2010
Communiqué du RAOUL par rapport au MAINSQUARE

Roubaix, le 06 avril 2010

Deux interviews de France Leduc, parus dans la Voix du Nord du 19 mars 2010 et dans Nord Eclair du 21 mars 2010, mentionnaient une collaboration entre le réseau R.A.O.U.L. et Live Nation France Festival pour la programmation de la scène découverte de la prochaine édition du Mainsquare Festival.
Nous tenons ici à démentir cette information. Le R.A.O.U.L. a bien reçu un courrier en date du 3 mars 2010 de Live Nation proposant un partenariat pour établir une programmation sur une seconde scène dédiée à des artistes régionaux.

Le réseau R.A.O.U.L., toujours dans une démarche de dialogue, se réjouit que celui-ci se soit instauré avec Live Nation France Festival. Nous nous réjouissons également qu’une place et une visibilité importantes soient accordées à la création régionale dans le cadre du Mainsquare Festival.

Ceci étant, suite à un entretien le 29 mars avec France Leduc, nous avons décidé de refuser cette proposition. Dans ces mêmes articles, France Leduc affirme que la Région Nord-Pas-de-Calais et le Département du Pas-de-Calais vont reconduire les aides
allouées au festival.

Notre position sur le financement public de cette opération, aussi réussie soit-elle, reste la même.

Extrait du communiqué envoyé par le R.A.O.U.L. le 22 mai 2009 :

« (…)nous ne comprenons pas pourquoi des collectivités territoriales françaises viennent
abonder le financement de cette multinationale (Live Nation) cotée en bourse, gérée selon
les intérêts de ses actionnaires, et cautionner ainsi sa stratégie monopolistique. Le modèle français que nous défendons est au contraire basé sur la diversité d'acteurs (producteurs, organisateurs, labels...), ce qui garantit un équilibre certes précaire, mais favorise indubitablement la diversité culturelle et l'accès de la culture au plus grand nombre. (…) »
Nous demandons de ce fait aux collectivités territoriales intéressées de revenir sur l’éventuelle décision d'accorder des subventions à Live Nation France Festival.

Nous tenons à réaffirmer que ce refus ne se fait pas dans une logique « d’opposition secteur public contre secteur privé », comme on a voulu souvent interpréter notre discours.
Nous n’avons rien contre le Mainsquare Festival en tant que tel, c’est bien son financement public, que nous estimons totalement injustifié, que nous mettons en cause.

Enfin il est important de rappeler que le réseau R.A.O.U.L. est une plateforme de réflexion et de dialogue pour le développement des musiques actuelles en région et qu’à ce titre, il n’a jamais eu pour vocation de programmer dans quelque festival que ce soit.
Nous souhaitons exprimer de nouveau notre inquiétude face à la tendance de concentration qui s’opère, en ce moment même, dans le secteur des musiques actuelles.

Ce mouvement de fond va à l’encontre des valeurs qui nous animent (diversité culturelle, aménagement culturel équilibré des territoires, diversité des modèles économiques, accès du plus grand nombre à la culture…) et interroge sur l’évolution du secteur musical, à la place et au rôle que chacun accorde à la musique dans notre société.

lundi 22 mars 2010
Communiqué de la Fédurok

Le 15 mars 2010

La Fédurok (Fédération de lieux de musiques amplifiées/actuelles) a tenu son Assemblée Générale les 8 et 9 mars derniers à Sannois et à Saint Germains en Laye, accueillie par les équipes de l'EMB et de la Clef.


Réunissant les représentants de structures de musiques actuelles répartis sur l'ensemble du territoire français ainsi que les réseaux et organismes partenaires nationaux et européens, l’Assemblée Générale a permis de faire un tour d’horizon de la situation socio-économique et politique des lieux et de décider des actions de fond à poursuivre pour l’avenir dans un contexte général de plus en plus défavorable et incertain.


La Fédurok constate la fragilisation progressive des structures de musiques actuelles par l’absence de véritable ambition de l’Etat de finaliser les processus engagés depuis 1998 (financements SMAC, Concertations territoriales, …) avec des collectivités territoriales, qui désormais semblent se retrouver contraintes à des réductions et à des concentrations de moyens sans autre fondement politique que le modèle gestionnaire.

La Fédurok alerte sur la nécessité de ne pas sombrer dans des mises en œuvre mécaniques et trop simplistes des politiques publiques et appelle à résister, à créer des solidarités par la co-construction démocratique des politiques publiques sur les territoires.

C’est ainsi que les lieux de la Fédurok ont voulu mettre en avant lors de l’Assemblée Générale les points suivants :

1. La situation du Grenier à Sons à Cavaillon, ou l’exemple d’une fusion-absorption dans le service public de la culture.

La ville de Cavaillon, face à des difficultés financières, a exprimé des questionnements quant aux 2 labels (Scène Nationale et SMAC) qu’elle finance. Elle a donc sollicité l’expertise du Ministère de la Culture et de la Communication, qui a remis une « note de situation » par son service de l’inspection et de l’évaluation en juillet 2009. La note rendue, a prôné l’excellence de la Scène Nationale. La Ville a ainsi confié à son directeur, Jean-Michel Gremillet, en accord avec les principaux partenaires publics, une « étude de mutualisation » entre le Grenier à Sons et la Scène Nationale, afin de conforter « le pôle culturel de référence » que représenterait cette dernière, en récupérant les financements publics du Grenier à Sons.

La mutualisation préconisée par l’étude se traduit par la prise en compte par la Scène Nationale d’un peu de diffusion très ciblée de musiques actuelles, la récupération de la salle du Grenier à Sons pour des petites formes théâtrales et de danse et la reprise éventuelle d’une partie des salariés. Pour le reste des activités (répétition, accompagnement, ressource,…), à charge pour les autres structures du département de les reprendre ou non, sans les moyens financiers en conséquence, naturellement.

La Fédurok dénonce :

- la méthode utilisée en dehors de toute concertation avec les structures et personnels concernés, faisant fi du travail et de l’esprit des entretiens de Valois en particulier, traduits dans le SOLIMA (cf. point 2) et le cahier des charges et missions Scène de Musiques Actuelles.

- le mépris exprimé à l’égard des acteurs, praticiens et lieux de musiques actuelles aussi bien dans le rapport que dans la méthode.


La Fédurok, qui s’est engagée concrètement dans le soutien au Grenier à Sons, appelle à la mobilisation des acteurs des musiques actuelles pour que prévale un vrai projet territorial pour les musiques actuelles, plutôt que le seul calcul du maintien d’une institution culturelle à Cavaillon.

2. La réaffirmation des principes de concertation et de co-construction des politiques publiques, ou la mise en place du SOLIMA (Schéma d’Orientation des Lieux de Musiques Actuelles

Le champ des musiques actuelles a déjà servi de variable d'ajustement dans les budgets de la culture, au bénéfice d'institutions administrées bien plus onéreuses. Une augmentation sensible des moyens alloués par l’Etat aux lieux de Musiques actuelles, quasi stagnant depuis 2000, devrait permettre de finaliser l’effet levier et d’impulsion enclenchés en 1998 auprès des collectivités territoriales qui peinent de plus en plus à s’investir.

La mise en œuvre du SOLIMA est un moyen de poser le sujet sur le plan territorial et d’analyser collectivement les potentialités de coopération et de mutualisation. Cela permet de prendre en compte l’ensemble de l’équilibre territorial et les enjeux propres aux musiques actuelles dans les logiques de concertation territoriales validées en 2006 par l'Etat, les collectivités territoriales et l'ensemble du secteur professionnel au travers du « Plan pour des politiques nationale et territoriales en faveur des Musiques actuelles ».

Ce travail doit être accompagné d’une volonté de réalisation par les services de l’Etat, et de moyens en conséquence.

3. Pour une défense de la liberté de choix et de la diversité culturelle

Face à la concentration financière dans le champ de la production et de la diffusion des musiques actuelles en France, avec notamment l’arrivée Live Nation, et au vu du manque de discernement d’un certain nombre d’élus dans l'attribution de leur soutien en direction de ces groupements capitalistes, la Fédurok alerte les pouvoirs publics, les professionnels du secteur, le grand public, les musiciens, et demande à ce que des garanties soient apportées en droit français et européen pour limiter ce mouvement de fond contraire à la démocratie et à la diversité culturelle.


De son côté, la Fédurok s’engage dans un travail de formalisation d’une éthique professionnelle et contractuelle avec les acteurs des musiques actuelles qui le souhaitent.

4. La consolidation de la décentralisation, et non la recentralisation

La réforme des collectivités territoriales engagée ne doit pas fragiliser et remettre en cause la capacité des collectivités territoriales à s’administrer. Elle doit au contraire les renforcer dans leur engagement pour la culture en particulier, dans la mise en place de processus de coopération, en préservant leur autonomie fiscale et le rôle politique des élus. C’est pourquoi la Fédurok s'inquiète de la réforme des collectivités territoriales qui pose un retour à l'Etat centralisateur, et remet en cause le principe constitutionnel de leur libre administration.

Elle souhaite le maintien de l'autonomie fiscale des collectivités, garantes de leur autonomie politique et prône que la culture soit envisagée comme une compétence spécifique des collectivités territoriales.

Elle s'inscrit en solidarité des élus territoriaux et appelle à rejoindre les mobilisations, notamment celle du 29 mars 2010, jour de débat du projet au Sénat.

La Fédurok

lundi 4 janvier 2010
Janvier 2010

Outre moult pépites (OM, The XX, Bill Callahan, Beak>…) que Le Grand Mix vous amène à portée d’oreille, le projet du lieu porte également sur d’autres activités que l’organisation de concerts, moins identifiées, mais tout aussi importantes.
Une de ces activités est particulièrement mise à l’honneur en ce début d’année : il s’agit du soutien à la création. En effet, Le Grand Mix devient une étape importante dans le parcours professionnel de nombreux artistes en leur permettant de fabriquer leur concert à l’occasion de résidences.
Dans ce cadre, Curry & Coco et Cercueil continuent leur travail, déjà entamé depuis longtemps avec le lieu, Roken is Dodelijk (en partenariat avec la Cave aux poètes) viendront caler leur set, Al1 & Ant1 de Métalu (en partenariat avec les 4 Ecluses, dans le cadre du projet de coopération transfrontalière 4x4) viendront travailler sur leur projet de « symphonie électro-ménagère » et Florent Marchet viendra préparer son nouveau spectacle, consécutif à la sortie de son nouvel album.
Ainsi, pendant plus d’un mois au cours de ce trimestre, la salle va résonner aux sons de ces cinq projets artistiques qui vont se construire ou se finaliser au Grand Mix, avant, et c’est le principal, d’arriver à vos oreilles et de vous titiller les neurones et/ou le ventre et/ou les pieds.

Boris Colin, directeur
Le Grand Mix

vendredi 29 mai 2009
Communiqué du R.A.O.U.L - Mainsquare Festival - Financement public

Communiqué de presse

Roubaix, le 29 mai 2009



Depuis plus de 10 ans, le R.A.O.U.L. œuvre à la structuration du secteur des musiques actuelles sur le Nord – Pas de Calais. Aujourd’hui notre association fédère 17 structures, publiques ou associatives, développant des projets dans le champ des musiques actuelles en région (diffusion de spectacles, accompagnement d'artistes émergents, action culturelle...) dans le cadre de missions de service public.


Les adhérents du réseau R.A.O.U.L. s'étonnent du financement par le Conseil Régional Nord-Pas-de-Calais et le Conseil Général du Pas-De-Calais du « Main Square Festival » organisé par Live Nation France à Arras. Nous ne remettons pas en cause l'organisation d'événements musicaux populaires dans notre région, quel que soit le statut juridique de la structure porteuse, car nous sommes persuadés de l'intérêt de ce type de manifestation en termes d'image et de retombées économiques pour notre région, ainsi qu'en termes de satisfaction des attentes d'un large public.



Ceci étant, les organisateurs du Main Square Festival sont Live Nation France, une multinationale implantée dans 33 pays, qui gère 1600 groupes/artistes, a vendu 50 millions de billets de concerts en 2008, et est adepte du « 360° », ce qui consiste à gérer tous les aspects économiques liés au "business" de la musique : le disque, les concerts, la billetterie de concerts, les produits dérivés des groupes... Comme il est indiqué sur leur site internet : www.livenation.fr :


"Live Nation est la première entreprise mondiale de spectacles sur scène, permettant chaque année à plus 60 millions de spectateurs d?admirer leurs artistes préférés lors de plus de 33 000 concerts.
Nous sommes les plus importants producteurs de concerts dans le monde et la deuxième entreprise de gestion de salles, de plus notre présence sur internet ne cesse de croître.
Live Nation produit des concerts de grande qualité à la fois pour les artistes et leurs fans, produisant régulièrement les tournées des plus grandes superstars tels que les Rolling Stones, Barbara Streisand, Madonna, U2 ou Coldplay.
Dans le monde, nous détenons les droits de gestion de plus de 170 salles, tel que les salles de concerts "House of Blues", ou des lieux aussi prestigieux que le Fillmore Auditorium à San Francisco, l?amphithéâtre Nikon à Jones Beach, ainsi que le London?s Hammersmith Apollo Theatre et la Wembley Arena à Londres.
Selon Nielsen//NetRatings, les sites Internet de Live Nation occupent collectivement la deuxième place des sites de divertissements les plus appréciés aux États-Unis.
Live Nation, dont le siège se situe à Los Angeles, en Californie, est cotée à la Bourse de New York sous le sigle "LYV"."

Aussi, nous ne comprenons pas pourquoi des collectivités territoriales françaises viennent abonder le financement de cette multinationale cotée en bourse, gérée selon les intérêts de ses actionnaires, et cautionner ainsi sa stratégie monopolistique.

Le modèle français que nous défendons est au contraire basé sur la diversité d'acteurs (producteurs, organisateurs, labels...), ce qui garantit un équilibre certes précaire, mais favorise indubitablement la diversité culturelle et l'accès de la culture au plus grand nombre.

Nous demandons de ce fait aux collectivités territoriales intéressées de revenir sur cette décision d'accorder des subventions à Live Nation France.


Le R.A.O.U.L.

mercredi 6 mai 2009
Communiqué de Presse | HADOPI : une loi du XXèmesiècle !

Communiqué associant le SMA (Syndicat national des petites et moyennes structures de musiques actuelles réunissant plus de 100 structures), la Fédurok (Fédération nationale regroupant 75 lieux de musiques amplifiées / actuelles), la FSJ (Fédération des Scènes de Jazz et de musiques improvisées regroupant 28 scènes), et la Fneijma (Fédération Nationale des Ecoles d’Influences Jazz & Musiques Actuelles, regroupant 37 écoles).

HADOPI : une loi du XXème siècle !

Après l'avoir rejetée en avril, l'Assemblée nationale examine de nouveau la loi HADOPI dite « Création et Internet » censée lutter contre le partage illégal d’œuvres artistiques via Internet.

Après l'échec de la DADVSI en 2007 (et les DRM imposés par les majors et les grands distributeurs puis rapidement abandonnés), le gouvernement persiste et signe dans l'erreur en présentant une loi liberticide1, technologiquement inapplicable2 et juridiquement contestable3.

Bien que soutenue par plusieurs artistes de renom de la scène et du cinéma qui se font les porte-voix des multinationales du divertissement4, cette loi n'est pas comprise par la population et les professionnels5 .

Depuis près de vingt ans, la dématérialisation des supports est inéluctablement engagée. Qu'ont fait les majors du disque, les grands médias et les grands distributeurs de produits culturels pour proposer un nouveau modèle ? Rien. Elles ont servi des dividendes à leurs actionnaires et, année après année, ont provoqué les pertes de repères du prix de la musique enregistrée chez les consommateurs. Elles revendiquent maintenant une concentration et intégration plus forte « 360 ° » et ont entrepris de s'attaquer au spectacle vivant.

Le téléchargement d'images et de musique correspond à de nouvelles pratiques culturelles dont nous devrions nous réjouir plutôt que de légiférer à l'encontre des évolutions sociétales.

Il s'agit donc de définir de nouveaux modèles économiques pour préserver la capacité des artistes et des producteurs à créer.

Le secteur culturel - comme les autres - ne gagne rien à s'en remettre au bon vouloir des multinationales et du système capitaliste. Ce sont les TPE indépendantes (labels discographiques, éditeurs, producteurs de spectacle, lieux de diffusion, festival, médias indépendants etc.) qui permettront à notre pays de conserver sa diversité artistique et aux artistes de pouvoir être diffusés.

Le gouvernement a l'occasion de refonder une nouvelle économie de la musique et de l'image en y associant secteur marchand, secteur associatif et pouvoirs publics.

La mise en place d'une taxe fiscale sur les abonnements de téléphonie mobile et d'accès à Internet de 3 % soit 1 € environ par mois et par abonnement permettrait de générer plus de 800 M€ et abonderait une dynamique de redistribution pour l'intérêt général.

Cela permettrait de soutenir les filières du disque, de l'image et du multimédia, notamment les producteurs (et non les tuyaux et les diffuseurs comme c'est le cas pour la taxe qui sera prélevée pour l'audiovisuel public), de la musique, du cinéma mais aussi plus largement les nouveaux artistes et métiers issus du numérique: net-art, spectacle multimédia etc. Enfin cela aurait permis d'engager une véritable politique publique dans ces domaines (éducation artistique, accès aux œuvres, bibliothèque numérique, collaborations entre les artistes, les chercheurs et les entreprises informatiques).

Mais l'occasion semble manquée car la philosophie est tout autre : renforcer les positions dominantes au détriment des initiatives indépendantes innovantes et de la prospective. .

Avec HADOPI, notre pays s'affirme comme incapable de s'inscrire dans une dynamique de changement et ceux qui prônent les « réformes » accouchent d'une loi du siècle passé.

Contact Presse :

Eric Boistard : eric@olympic.asso.fr | 06 16 30 24 92


(1) Surveillance à grande échelle et filtrage du net, contrôle des emails

(2) La possibilité de retrouver un internaute fraudeur n'est pas acquise (usurpation d'adresse IP, utilisation d'un autre réseau, dissimulation des fichiers)

(3) Double peine non prévue par le droit français avec, à la fois, suppression de l'Internet et poursuites pénales, non distinction entre personne morale et personne physique.

(4) Beaucoup d'artistes étrangers se sont prononcés contre la criminalisation du partage de fichier et de leurs fans, contre les coupures d'Internet, notamment la Featured Artists’ Coalition qui réunit plus de 140 artistes britanniques dont Robbie Williams, Annie Lennox, Radiohead, Nick Mason et David Gilmour des Pink Floyd, Peter Gabriel, Mick Jones du Clash, The Verve ou encore Iron Maiden.

(5) Sondages BVA d'octobre 08, IFOP avril 09 et même chez les adhérents de l'UMP / Jeunes Populaires en mars 09. En Europe, la France est le seul pays à voter une telle loi. Les associations internationales qui regroupent les grandes sociétés informatiques (BSA) et les fournisseurs d'accès internet (ETNO) la jugent défavorablement. Dans notre pays de multiples organisations de consommateurs, d'artistes et de producteurs discographiques indépendants font de même.

Pour une mobilisation plus large et durable, les organisations signataires du présent communiqué rejoignent la plateforme “Création, public & internet” mise en place à l’initiative du SAMUP, UFC Que Choisir, la Quadrature du Net et I'ISOC France et destinée à poursuivre les échanges et la mobilisation sur le sujet :

http://creationpublicinternet.fr/

lundi 20 avril 2009
L'Escapade d'Hénin Beaumont va disparaitre!

De nombreux projets ont vu le jour grâce à l'énergie insufflée par l'équipe de l'Escapade d'Hénin Beaumont, association culturelle active depuis une cinquantaine d'années. Sans David Verkempinck et son équipe, beaucoup seraient restés sans finalisation!

Aujourd'hui cette énergie est en passe de s'éteindre pour diverses raisons qu'il ne nous est pas tenu de juger. Politiques ou économiques, elles ont assené de violents coups à cette structure qui est à l'agonie.

Si nous laissons s'effondrer l'Escapade sans mot dire, d'autres structures s'effondreront à leur tour, victimes de la non-reconnaissance de leur utilité sociale!

C'est pourquoi il est hors de question de regarder mourir cette association sans réagir!

Sans l'Escapade la proposition culturelle d'Hénin Beaumont sera considérablement réduite! Laisser mourir l'Escapade c'est priver la population Héninoise de culture, de jugement, la soumettre aux dangers de l'extrémisme. C'est priver la ville de l'un de ses poumons...

Sans l'Escapade les centaines d'enfants qui profitent des ateliers artistiques retourneront s'occuper dans les rues!

Sans l'Escapade l'organisation de plusieurs réseaux culturels du bassin minier sera touchée, appauvrie ou déstabilisée!

Sans l'Escapade des troupes régionales et nationales verront leur possibilité de travailler au plus proche de la population s'évanouir un peu plus!

Si nous laissons l'Escapade disparaître dans le silence nous nous rendons coupables de son naufrage et nous mettons en danger le reste des structures culturelles, ces structures qui ne sont pas que des lieux de divertissement mais bel et bien des moteurs d'actions sociales, de rencontre et de partage, utiles à l'enrichissement intellectuel de tous, vecteurs d'une cohésion sociale déjà meurtrie.

Nous appelons donc toutes les personnes et structures de bonne volonté à s'unir contre une mort silencieuse!

Faites vous connaître, proposez votre aide, de quelque façon que ce soit! unispourlesca@gmail.com

Informez vous régulièrement de la situation de l'Escapade en vous rendant sur place! Un lieu vide est un lieu mort!

Concernez vos amis, collègues, parents. Chacun peut mobiliser au moins une personne autour de ce problème!

C'est en nombre que vos voix se feront entendre!

Signez la pétition! Pour les habitants Héninois! Pour la culture et ses acteurs dans toute la région Nord Pas-de-Calais et au niveau national! Pour l'équipe méritante de l'Escapade!

Signez cette pétition aussi pour vous qui êtes concernés directement! Merci à tous!

http://www.mesopinions.com/L-Escapade-d-Henin-Beaumont-va-disparaitre--petition-petitions-1b6ef5e02bce4d6136975f7b5f04b13a.html

Pour intégrer le lien vers la pétition à mon site, mon myspace etc. :

petition

lundi 16 mars 2009
Le Cabaret Electrique en danger !

Le CABARET ELECTRIC fermera définitivement ses portes entre juin et décembre 2010. Si la Ville du Havre ne remet pas en cause l'existence d'un équipement dédié aux musiques actuelles, elle ne peut, actuellement, préciser le fond et la forme qu'aurait ce nouveau projet.
Notre secteur doit donc se mobiliser afin que les décisions politiques qui vont être prises dans les semaines à venir prennent en considération les besoins des musiciens et du public à leur juste valeur.
Ainsi, nous lançons un appel à signature afin de défendre auprès de la Ville et de toutes les institutions partenaires les points suivants :

* qu'une continuité du service public soit assurée : qu'un "hors les murs" de qualité soit organisé pour que les groupes puissent répéter et que le public assiste à des concerts.
* qu'un projet d'équipement ambitieux dédié aux musiques actuelles voit le jour rapidement
* que cet équipement soit conçu en concertation avec le secteur afin qu'il réponde aux besoins réels de la population en terme de répétition, de diffusion
et d'action culturelle Musiques Actuelles (jauge(s) adaptée(s), nombre et surface des locaux de répétition adéquats, moyens de fonctionnement...)

Vous trouverez ci-joint le lien pour signer la pétition afin de soutenir le Cabaret Electric dans sa volonté de maintenir un lieu musiques actuelles sur Le Havre.

http://jesigne.fr...

N’hésitez pas à faire circuler et à envoyer à tous vos contacts.

Pour toute information complémentaire et détail sur notre action, vous pouvez consulter le site www.cabaretelectrtric.fr

mercredi 14 janvier 2009
Mercato d'hiver

Un départ, celui de Patrice Budzinski (programmateur). Il aura contribué, avec l’ensemble de l’équipe, à positionner le Grand Mix comme une salle de concert à part dans le paysage musical français. « Més que un club »* pour continuer dans la métaphore footballistique : une salle dotée d’un projet artistique fort et affirmé : faire découvrir aujourd’hui les artistes de demain et inscrire Tourcoing comme territoire des possibles pour les artistes internationaux. Double défi réussi. Le Grand Mix a ses « socios ».
En 2009, Julien Guillaume (salarié du Grand Mix depuis 2003), et moi-même porterons le projet artistique du Grand Mix. Nous maintiendrons cette ambition 1ère tout en la renouvelant avec nos sensibilités propres.
Et nous allons « muscler notre jeu » avec l’arrivée d’une jeune recrue prometteuse : Maéva Justice, en tant que chargée d’accueil des publics, sera le 1er lien, et le maillon fort, entre l’équipe du Grand Mix et l’objet de toutes nos attentions : VOUS.

Boris Colin,
Directeur du Grand Mix

mardi 16 septembre 2008

C’est reparti pour une nouvelle saison riche en surprises, en découvertes, en émotions et en convivialité.

L’ambiance actuelle, dans notre cher hexagone, n’est pas à l’euphorie… Nous vous invitons à ne pas vous laisser gagner par ce climat de morosité ambiante. N’oublions jamais ce haut commandement : (You Gotta) Fight For Your Right (To Party) ! Plus que jamais, poussez les portes bleues du Grand Mix et venez partager des moments privilégiés de musique non formatée dans un lieu atypique et ouvert à tous !

Pour lancer cette nouvelle saison, notre festival, le RADAR, a détecté pour vous de nombreuses pépites musicales, à découvrir dans un Grand Mix « customisé » pour l’occasion. Ce trimestre est celui des festivals au Grand Mix : outre le RADAR, nous accueillons en octobre le Tourcoing Jazz Festival, en novembre le festival Hip Hop Dayz et le festival de La Sauce Jack et coproduisons en décembre le festival Jazz en Scène à la Malterie.

Le Grand Mix est également un fabuleux outil de travail au service des artistes. Ce trimestre, nous accueillerons des groupes de la région qui travailleront leurs sets sur notre scène : Sexual Earthquake In Kobe, Luna Lost (2 groupes soutenus par le RAOUL : réseau d’acteurs de musiques actuelles de la région), Cercueil (en instance se sortie de disque) et les Curry & Coco pour une résidence d’une semaine (Curry & Coco est le groupe actuellement suivi par l’équipe du grand Mix, ils sont également sur le point de sortir un disque). Enfin, nous clôturerons le trimestre et entamerons la nouvelle année avec l’accueil de Sébastien Schuller et de ses musiciens qui prépareront leur future tournée chez nous.

Poursuivons avec la mise en lumière d’un nouveau projet collaboratif qui réunit le Grand Mix, la Cave aux Poètes, l’ARA et la Boîte à Musiques : il s’agit d’Artiste Rencontre Territoire. De décembre 2008 (avec Hamlet, thème & variations) à juin 2009, Psykick Lyrikah sera le « fil rouge » de toutes nos actions culturelles de sensibilisation à la musique destinées à divers publics (scolaires, jeunes, étudiants, musiciens…).

Enfin, nous avons le plaisir de vous annoncer la naissance du projet 4X4, ambitieux partenariat Européen réunissant le Grand Mix, les 4 Ecluses, le De Kreun et le 4AD qui vise à favoriser la coopération transfrontalière, la circulation des artistes et des publics entre nos 4 clubs et nos 4 territoires.

Ce n’est pas une bonne rentrée ça ?

vendredi 23 mai 2008
APPEL A UNE MOBILISATION CITOYENNE

CONTRE LE DÉSENGAGEMENT DE L'ETAT

Depuis 1977, le ministère de la culture est présent dans chaque région grâce aux directions régionales des affaires culturelles (DRAC).

Placées sous l'autorité des préfets de région, les directions régionales des affaires culturelles sont chargées de la mise en oeuvre, adaptée au contexte régional, des priorités définies par le ministère. Elles exercent aussi une fonction de conseil et d'expertise auprès des partenaires culturels et des collectivités territoriales.
Leurs missions portent sur tous les secteurs d'activité du ministère: patrimoine, musées, archives, livre et lecture publique, musique et danse, théâtre et spectacles, culture scientifique et technique, arts plastiques, cinéma et audiovisuel.

Elles sont de ce fait les représentants en région de tous les services du ministère.
C'est sur elles que repose la cohérence d'une politique globale en région au niveau de :
• l'aménagement du territoire et l'élargissement des publics,
• l'éducation artistique et culturelle,
• l'économie culturelle.

Source : Rôle et mission des DRAC - www.culture.gouv.fr/culture/regions...
En mars et avril 2008, La DRAC Nord-Pas-de-Calais a annoncé son désengagement
financier, en totalité ou en partie, de nombreuses structures culturelles. Les plus touchées par ce désengagement de l'Etat sont les associations artistiques et culturelles, compagnies, salles de spectacles, lieux d'accompagnement des pratiques amateurs… qui constituent le vivier de la création et de l'innovation, et sont par leur proximité les premières interlocutrices des populations.

Cette diminution de financement annoncée plusieurs mois après le début de l'exercice met en péril les activités déjà engagées et contractualisées, ainsi que l'avenir de ces structures et des emplois qu'elles génèrent.

Ce désengagement démantèle le maillage artistique et culturel, renforce les inégalités
territoriales, et lamine l'action de proximité : au delà du travail sur la création et la diffusion des pratiques artistiques et culturelles, les structures touchées travaillent également à des actions en zone rurale, dans les quartiers, les écoles, les hôpitaux, les prisons, avec les publics en difficulté etc., et développent leurs actions sur le champ social, éducatif et économique. Ces brutaux changements sans concertation avec les acteurs de terrain rendent nécessaire la mise en place d'une réflexion collective sur les politiques culturelles et la place de la culture dans notre société.

Nous appelons donc les citoyens, les professionnels de la culture, de l'enseignement, de la recherche, les travailleurs sociaux et les responsables techniques et politiques des collectivités locales et territoriales à une journée de mobilisation, de débats et de rencontres : le 28 mai 2008 de 11h à 18h

Place du Vieux Marché aux Chevaux à Lille
(croisement rue du Molinel / rue de l'Hopital Militaire)

jeudi 22 mai 2008
APPEL A UNE MOBILISATION CITOYENNE CONTRE LE DÉSENGAGEMENT DE L

APPEL A UNE MOBILISATION CITOYENNE

Depuis 1977, le ministère de la culture est présent dans chaque région grâce aux directions régionales des affaires culturelles (DRAC).

Placées sous l'autorité des préfets de région, les directions régionales des affaires culturelles sont chargées de la mise en oeuvre, adaptée au contexte régional, des priorités définies par le ministère. Elles exercent aussi une fonction de conseil et d'expertise auprès des partenaires culturels et des collectivités territoriales.
Leurs missions portent sur tous les secteurs d'activité du ministère: patrimoine, musées, archives, livre et lecture publique, musique et danse, théâtre et spectacles, culture scientifique et technique, arts plastiques, cinéma et audiovisuel.

Elles sont de ce fait les représentants en région de tous les services du ministère.
C'est sur elles que repose la cohérence d'une politique globale en région au niveau de :
• l'aménagement du territoire et l'élargissement des publics,
• l'éducation artistique et culturelle,
• l'économie culturelle.

Source : Rôle et mission des DRAC - www.culture.gouv.fr/culture/regions...
En mars et avril 2008, La DRAC Nord-Pas-de-Calais a annoncé son désengagement
financier, en totalité ou en partie, de nombreuses structures culturelles. Les plus touchées par ce désengagement de l'Etat sont les associations artistiques et culturelles, compagnies, salles de spectacles, lieux d'accompagnement des pratiques amateurs… qui constituent le vivier de la création et de l'innovation, et sont par leur proximité les premières interlocutrices des populations.

Cette diminution de financement annoncée plusieurs mois après le début de l'exercice met en péril les activités déjà engagées et contractualisées, ainsi que l'avenir de ces structures et des emplois qu'elles génèrent.

Ce désengagement démantèle le maillage artistique et culturel, renforce les inégalités
territoriales, et lamine l'action de proximité : au delà du travail sur la création et la diffusion des pratiques artistiques et culturelles, les structures touchées travaillent également à des actions en zone rurale, dans les quartiers, les écoles, les hôpitaux, les prisons, avec les publics en difficulté etc., et développent leurs actions sur le champ social, éducatif et économique. Ces brutaux changements sans concertation avec les acteurs de terrain rendent nécessaire la mise en place d'une réflexion collective sur les politiques culturelles et la place de la culture dans notre société.

Nous appelons donc les citoyens, les professionnels de la culture, de l'enseignement, de la recherche, les travailleurs sociaux et les responsables techniques et politiques des collectivités locales et territoriales à une journée de mobilisation, de débats et de rencontres : le 28 mai 2008 de 11h à 18h

Place du Vieux Marché aux Chevaux à Lille
(croisement rue du Molinel / rue de l'Hopital Militaire)

mercredi 9 avril 2008
Désengagement Financier de la DRAC

Le 18 mars 2008, la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles) envoyait aux cafés concerts, le Baladin (Torcy) et l’Abattoir (Lillers) ainsi qu’à Dynamo, antenne régionale du Printemps de Bourges, un courrier leur annonçant l’arrêt du financement de leur fonctionnement.

Ce retrait brutal menace directement la pérennité de ces structures dont la viabilité
économique repose essentiellement sur des fonds publics.
Les projets de l’Abattoir et du Baladin s’inscrivent dans des missions de service public dans la mesure où ces associations assurent une programmation sur des territoires où l’offre culturelle n’est pas pléthorique. Ces deux structures soutiennent de jeunes artistes en leur permettant de se produire dans des conditions décentes, proposant ainsi au public une programmation alternative à celle diffusée par les médias de masse.

Ce désengagement de l’Etat remet directement en cause la double ambition d’aménagement du territoire et d’équilibrage de l’offre culturelle affichée et défendue depuis plus de cinquante ans par le Ministère de la Culture.

Par ailleurs, depuis janvier 2005, l’association Dynamo repère et accompagne de jeunes
artistes de la région. Six formations du Nord-Pas-de-Calais (MAP, Genjini, Billy B Beat, Tang, Roken is Dodelijk, Curry and Coco) ont été sélectionnées et ont participé aux dernières éditions du festival « Printemps de Bourges ». Ce succès, unique par rapport aux autres antennes en France, est la preuve du dynamisme de la création musicale de notre région. Le travail mené par Dynamo contribue à sa valorisation et donc directement à celle du Nord-Pas-de-Calais.

L’abandon par la DRAC de ces projets peu onéreux, nous amène à nous interroger sur la
pertinence de ces « économies » au regard des bénéfices en terme d’aménagement culturel du territoire. Nous pouvons être sûrs que si ces structures disparaissaient, cela représenterait une perte énorme pour les artistes et le public de notre région.

Enfin, notons que s’ajoute à la disparition de ce soutien financier, le fait que celui-ci soit
annoncé à la fin du 1er trimestre de l’année. Cela porte un préjudice supplémentaire aux structures dans la mesure où celles-ci ont déjà largement entamé leur programme d’activités et ont pris des engagements financiers.

Ce désengagement de la DRAC s’inscrit dans le contexte national de diminution des aides
publiques. Ces sujets suscitent actuellement de nombreux débats relayés par les médias.

Le réseau R.A.O.U.L.

mercredi 19 mars 2008
Communiqué de Presse - Fédurok

L'Assemblée Générale de la Fédurok s'est réunie les 3 et 4 mars 2008 à La Vapeur à Dijon. Elle a regroupé 57 lieux et plus de 200 personnes.

A cette occasion, les adhérents ont exprimé fortement leurs inquiétudes quant à la situation préoccupante des arts et de la culture dans notre pays et ont voté à l'unanimité la motion suivante adressée à la Ministre de la Culture et de la Communication, Madame Christine Albanel.

La Fédurok regroupe 72 lieux de diffusion et d'accompagnement des pratiques musicales, répartis sur l'ensemble du territoire français, qui accueillent, chaque année, 800 000 spectateurs, programment 6 500 artistes, accueillent 4 000 groupes pour des répétitions et des centaines d'associations et porteurs de projets.

L'Assemblée Générale regrette que, depuis la mise en place du gouvernement Sarkozy-Fillon, le traitement par l'Etat des dossiers relatifs aux musiques actuelles, ne se fasse que par l'entrée des industries culturelles et des grands groupes de divertissement. L'Assemblée Générale rappelle que la grande majorité des initiatives (supports enregistrés, spectacle vivant...) est le fait de petits labels, producteurs et, surtout, du secteur associatif qui représente la majorité de ces initiatives. Celles-ci sont un élément indispensable à la diversité artistique et culturelle. Pourtant, ces acteurs indépendants ne sont jamais pris en compte par le ministère ou les commissions que l'Etat met en place.

Baisse des subventions de l'Etat aux lieux de musiques actuelles

Constatant l'hétérogénéité de la situation des lieux adhérents face aux baisses des subventions du ministère de la Culture et les informations disponibles qui permettent d'affirmer que les grosses institutions culturelles n'ont pas vu leurs subventions d'Etat être diminuées, l'Assemblée demande au ministère de diffuser la liste complète des subventions octroyées aux lieux de musiques actuelles, les suppressions de subventions et les critères et objectifs qui ont motivé les variations ou suppressions.

L'assemblée réaffirme l'absence de considération du ministère de la Culture vis à vis des musiques actuelles, en regard de leur importance en terme de pratiques et d'adhésion des populations.

La reconduction des subventions à la hauteur de celles de l'année précédente est annoncée comme une « victoire » par les DRAC. Cette situation qui perdure depuis 2002, constitue de fait pour les structures, en regard de l'augmentation du coût de la vie, une diminution des marges artistiques.

Entretiens de Valois

L'Assemblée constate que les fédérations qui regroupent, à la fois, la quasi totalité des équipements labellisés SMAC, mais aussi d'autres lieux et initiatives essentielles pour le développement des Musiques Actuelles/ Amplifiées, n'ont pas été invitées à la plénière d'ouverture des « Entretiens de Valois ». Cette absence est ressentie par les adhérents de la Fédurok comme un mépris pour les lieux de musiques actuelles / amplifiées qui mettent en oeuvre, au quotidien, des activités au coeur des enjeux artistiques, économiques, culturels et sociaux actuels.

L'Assemblée demande à la Ministre que les fédérations soient associées aux travaux des « Entretiens de Valois ».

CSMA

Le Conseil Supérieur des Musiques Actuelles a été installé début 2006. Force est de constater que depuis un an, le CSMA est dans une phase végétative. Cet état de fait est dû à la fois à l'absence de feuille de route émanant de la Ministre et de la faiblesse des moyens octroyés pour son fonctionnement.

L'Assemblée Générale demande à ce que la ministre fixe des objectifs et des moyens à cette instance afin qu'elle puisse remplir pleinement son rôle. Faute de quoi, la pertinence du CSMA est remise en cause.


L'urgence de la situation et la grande inquiétude des professionnels nécessitent une réponse rapide à l'ensemble de ces points.



Dijon, le 3 mars 2008,

vendredi 29 février 2008
La diversité artistique et culturelle de proximité en danger !

Monsieur le Président de la République
Monsieur le Préfet de Région

Le 29 février 2008

Monsieur le Préfet,

Nous, publics, amateurs, artistes, compagnies, lieux, associations, professionnels syndiqués et fédérés du spectacle vivant, des arts et de la culture, nous vous alertons sur les dangers réels qui pèsent la diversité culturelle, consécutifs aux baisses annoncées sur les programmes 131 (Création) et 224 (Transmission des savoirs et démocratisation de la culture) du ministère de la Culture et de la Communication.

Ces baissent de crédits allant de 5% à 100% touchent des milliers d'équipes artistiques du spectacle vivant, mais aussi du multimédia, cinéma et de l'audiovisuel, de la lecture et même du patrimoine. Alors que le régime d'intermittence du spectacle se durcit, ce sont maintenant les employeurs culturels qui sont mis en danger. La précarité vécue par quantité d’entreprises artistiques et culturelles n'y survivra pas.

C'est dans ce contexte que nous avons invité à la mobilisation, dans un principe de solidarité, et dans le but de vous montrer notre volonté de contribuer au mieux à l'évolution des politiques publiques.

Aussi, afin d'anticiper et d'infléchir les conséquences désastreuses des arbitrages en cours, nous demandons collectivement :
- le rétablissement des lignes 131 et 224 au même niveau que celui de 2007
- l'arrêt immédiat des baisses budgétaires annoncées par l'État dans le domaine culturel
- La concrétisation d'une politique ambitieuse, innovante et démocratique, prenant en compte l'ensemble des acteurs
- la mise en place d'espaces de concertations en région

Les « Entretiens de Valois » sont un élément d'apaisement politique en période pré-électorale qui ne doivent pas masquer l'urgence de la situation.

Les arbitrages budgétaires ont été décidés avant même que la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) ait livré ses conclusions, et que les groupes de travail des « Entretiens de Valois » amorcés le 11 février sous l'égide de Madame la ministre de la Culture et de la Communication aient rendu leurs préconisations.

Nous estimons que seule la concertation permettra d’accompagner au mieux les situations les plus délicates, de façon collective et solidaire. Il s’agit de notre avenir et nous exigeons d’être informés sur l'évolution de vos arbitrages en toute transparence.

Souhaitant retenir votre intérêt, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, l’assurance de notre engagement déterminé.



Copie à : Madame la Directrice de la DRAC




Les organisations signataires en Nord-Pas-de-Calais


Organisations professionnelles nationales de l'UFISC représentées en région :

SYNAVI - Syndicat National des Arts Vivants (ASSOCIATION LA PLUIE D'OISEAUX, AVEC VUE SUR LA MER, COMPAGNIE BABEL OUED, COMPAGNIE DES MERS DU NORD, COMPAGNIE HENDRICK VAN DER ZEE, COMPAGNIE LES CARYATIDES, COMPAGNIE MELTING SPOT, COMPAGNIE MYRIAM DOOGE LES12 ETOILES, COMPAGNIE REGARDE E VA, COMPAGNIE TANT QU'A FAIRE, COMPAGNIE THEATRE DE CHAMBRE, COMPAGNIE THOMAS DUCHATELET, DE COMMERCE ET D'INDUSTRIE, DETOURNOYMENT, LA FABRIQUE DE THEATRE, LA FABRIQUE DU VENT, LA MANIVELLE THEATRE, LA VIRGULE CIE CHOTTEAU, LABYRINTHE THEATRE, LE GARAGE CIE OISEAU – MOUCHE, LE PRATO, LES FOUS A REACTION, MELI MELO CIE DE CIRQUE, METALU A CHAHUTER, PAR LE MOT !, SENS ASCENSIONNELS, THEATRE DE LA BARDANE, THEATRE DE LA DECOUVERTE LA VERRIERE, THEATRE DE LA LICORNE, THEATRE DE L'EMBELLIE, THEATRE DE NULLE PART, THEATRE DU BIMBERLOT, TOUS AZIMUTS THEATRE.)


Organisation professionnelles nationales associées en région :

SYNDEAC – Syndicat National des Entreprises Artistiques et Culturelles (THEATRE DU NORD, COMEDIE DE BETHUNE, CULTURE COMMUNE, LE BATEAU FEU, L’HIPPODROME, LE CHANNEL, LA ROSE DES VENTS, THEATRE MISSIONNE D’ARRAS, LE GRAND BLEU, HATTAT LAURENT, CENTRE CHOREGRAPHIQUE NATIONAL DE ROUBAIX, DANSE A LILLE, L’AERONEF, LA CLEF DES CHAMPS)


Organisation professionnelles régionales associées :

Réseau R.A.O.U.L. – Réseau Association des Organisateurs et Utilisateurs de Lieux musiques actuelles en NPDC (AERONEF, GRAND MIX, CAVE AUX POETES, 4 ECLUSES, ARA, CCGP, RIF, DDC, LE POCHE, BOITE A MUSIQUE, ARCADES, CARMA, BALADIN, ABATTOIR, ESCAPADE, NAUTILYS, DYNAMO)

Réseau Nord-Pas-de-Calais en Scène (FEDERATION DES FOYERS RURAUX, FEDERATION DES FOYERS RURAUX DU NPDC, CENTRE CULTUREL BALAVOINE, SERVICE CULTUREL D'AUCHEL, LE TEMPLE, LES SCENES MITOYENNES, SERVICE CULTUREL DE DOUCHY-LES-MINES, ATELIER CULTURE "LA PISCINE", ESPACE CULTUREL GERARD PHILIPPE, SERVICE CULTUREL DE GRANDE-SYNTHE, SERVICE CULTUREL DE GRAVELINES, CENTRE CULTUREL RONNY COUTTEURE, CENTRE ANDRE MALRAUX
CENTRE CULTUREL DE L'ESCAPADE, CENTRE CULTUREL ET DE L'ANIMATION DE LA MADELEINE, CENTRE ARC-EN-CIEL, ATELIERS DU CIRQUE, ESPACE CULTUREL ROBERT HOSSEIN, CENTRE CULTUREL HENRI MATISSE, CENTRE CULTUREL GEORGES BRASSENS, LA COMEDIE DE l'AA, ESPACE ATHENA, LA MAISON DE L'ART ET DE LA COMMUNICATION, SERVICE CULTUREL DE WATTRELOS, ASSOCIATION PAYS DES MOULINS DE FLANDRE)

Syndicat du Cirque de Création (COMPAGNIE MELI MELO)

Heure Exquise – Centre International pour les Arts Vidéo

vendredi 29 février 2008
La diversité artistique et culturelle de proximité en danger !

Monsieur le Président de la République
Monsieur le Préfet de Région

Le 29 février 2008

Monsieur le Préfet,

Nous, publics, amateurs, artistes, compagnies, lieux, associations, professionnels syndiqués et fédérés du spectacle vivant, des arts et de la culture, nous vous alertons sur les dangers réels qui pèsent la diversité culturelle, consécutifs aux baisses annoncées sur les programmes 131 (Création) et 224 (Transmission des savoirs et démocratisation de la culture) du ministère de la Culture et de la Communication.

Ces baissent de crédits allant de 5% à 100% touchent des milliers d'équipes artistiques du spectacle vivant, mais aussi du multimédia, cinéma et de l'audiovisuel, de la lecture et même du patrimoine. Alors que le régime d'intermittence du spectacle se durcit, ce sont maintenant les employeurs culturels qui sont mis en danger. La précarité vécue par quantité d’entreprises artistiques et culturelles n'y survivra pas.

C'est dans ce contexte que nous avons invité à la mobilisation, dans un principe de solidarité, et dans le but de vous montrer notre volonté de contribuer au mieux à l'évolution des politiques publiques.

Aussi, afin d'anticiper et d'infléchir les conséquences désastreuses des arbitrages en cours, nous demandons collectivement :
- le rétablissement des lignes 131 et 224 au même niveau que celui de 2007
- l'arrêt immédiat des baisses budgétaires annoncées par l'État dans le domaine culturel
- La concrétisation d'une politique ambitieuse, innovante et démocratique, prenant en compte l'ensemble des acteurs
- la mise en place d'espaces de concertations en région

Les « Entretiens de Valois » sont un élément d'apaisement politique en période pré-électorale qui ne doivent pas masquer l'urgence de la situation.

Les arbitrages budgétaires ont été décidés avant même que la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) ait livré ses conclusions, et que les groupes de travail des « Entretiens de Valois » amorcés le 11 février sous l'égide de Madame la ministre de la Culture et de la Communication aient rendu leurs préconisations.

Nous estimons que seule la concertation permettra d’accompagner au mieux les situations les plus délicates, de façon collective et solidaire. Il s’agit de notre avenir et nous exigeons d’être informés sur l'évolution de vos arbitrages en toute transparence.

Souhaitant retenir votre intérêt, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, l’assurance de notre engagement déterminé.



Copie à : Madame la Directrice de la DRAC




Les organisations signataires en Nord-Pas-de-Calais


Organisations professionnelles nationales de l'UFISC représentées en région :

SYNAVI - Syndicat National des Arts Vivants (ASSOCIATION LA PLUIE D'OISEAUX, AVEC VUE SUR LA MER, COMPAGNIE BABEL OUED, COMPAGNIE DES MERS DU NORD, COMPAGNIE HENDRICK VAN DER ZEE, COMPAGNIE LES CARYATIDES, COMPAGNIE MELTING SPOT, COMPAGNIE MYRIAM DOOGE LES12 ETOILES, COMPAGNIE REGARDE E VA, COMPAGNIE TANT QU'A FAIRE, COMPAGNIE THEATRE DE CHAMBRE, COMPAGNIE THOMAS DUCHATELET, DE COMMERCE ET D'INDUSTRIE, DETOURNOYMENT, LA FABRIQUE DE THEATRE, LA FABRIQUE DU VENT, LA MANIVELLE THEATRE, LA VIRGULE CIE CHOTTEAU, LABYRINTHE THEATRE, LE GARAGE CIE OISEAU – MOUCHE, LE PRATO, LES FOUS A REACTION, MELI MELO CIE DE CIRQUE, METALU A CHAHUTER, PAR LE MOT !, SENS ASCENSIONNELS, THEATRE DE LA BARDANE, THEATRE DE LA DECOUVERTE LA VERRIERE, THEATRE DE LA LICORNE, THEATRE DE L'EMBELLIE, THEATRE DE NULLE PART, THEATRE DU BIMBERLOT, TOUS AZIMUTS THEATRE.)


Organisation professionnelles nationales associées en région :

SYNDEAC – Syndicat National des Entreprises Artistiques et Culturelles (THEATRE DU NORD, COMEDIE DE BETHUNE, CULTURE COMMUNE, LE BATEAU FEU, L’HIPPODROME, LE CHANNEL, LA ROSE DES VENTS, THEATRE MISSIONNE D’ARRAS, LE GRAND BLEU, HATTAT LAURENT, CENTRE CHOREGRAPHIQUE NATIONAL DE ROUBAIX, DANSE A LILLE, L’AERONEF, LA CLEF DES CHAMPS)


Organisation professionnelles régionales associées :

Réseau R.A.O.U.L. – Réseau Association des Organisateurs et Utilisateurs de Lieux musiques actuelles en NPDC (AERONEF, GRAND MIX, CAVE AUX POETES, 4 ECLUSES, ARA, CCGP, RIF, DDC, LE POCHE, BOITE A MUSIQUE, ARCADES, CARMA, BALADIN, ABATTOIR, ESCAPADE, NAUTILYS, DYNAMO)

Réseau Nord-Pas-de-Calais en Scène (FEDERATION DES FOYERS RURAUX, FEDERATION DES FOYERS RURAUX DU NPDC, CENTRE CULTUREL BALAVOINE, SERVICE CULTUREL D'AUCHEL, LE TEMPLE, LES SCENES MITOYENNES, SERVICE CULTUREL DE DOUCHY-LES-MINES, ATELIER CULTURE "LA PISCINE", ESPACE CULTUREL GERARD PHILIPPE, SERVICE CULTUREL DE GRANDE-SYNTHE, SERVICE CULTUREL DE GRAVELINES, CENTRE CULTUREL RONNY COUTTEURE, CENTRE ANDRE MALRAUX
CENTRE CULTUREL DE L'ESCAPADE, CENTRE CULTUREL ET DE L'ANIMATION DE LA MADELEINE, CENTRE ARC-EN-CIEL, ATELIERS DU CIRQUE, ESPACE CULTUREL ROBERT HOSSEIN, CENTRE CULTUREL HENRI MATISSE, CENTRE CULTUREL GEORGES BRASSENS, LA COMEDIE DE l'AA, ESPACE ATHENA, LA MAISON DE L'ART ET DE LA COMMUNICATION, SERVICE CULTUREL DE WATTRELOS, ASSOCIATION PAYS DES MOULINS DE FLANDRE)

Syndicat du Cirque de Création (COMPAGNIE MELI MELO)

Heure Exquise – Centre International pour les Arts Vidéo

jeudi 14 février 2008
COMMUNIQUE DE PRESSE - Fédurok, fneijma, FSJ, SMA

Une délégation de fédérations de musiques actuelles a refusé de poursuivre la réunion de travail du 8 février 2008 sur les lieux de musiques actuelles mise en place par la DMDTS afin de protester contre l’actuel désengagement de l’Etat et le comportement du ministère de la Culture et de la Communication vis-à-vis d’une partie importante des acteurs de musiques actuelles (lieux, festivals, collectifs d’artistes, ...)
Deux raisons principales motivaient leur refus :
1 – Alors que la dotation « supplémentaire » de 35 millions semble avoir été distribuée. aucune information précise n’est apportée par le ministère de la Culture et de la Communication, aussi bien au niveau national que régional, sur la baisse des financements qui frappe les structures musiques actuelles et les plonge dans l’incertitude quant à leur devenir.
2 – Les organisations représentatives fédérales et leur syndicat, le SMA (Syndicat national des petites et moyennes structures non-lucratives des Musiques Actuelles), n’ont toujours pas de réponse à leurs questions. C’est ainsi tout un pan du secteur du spectacle vivant qui est maintenu dans l’ignorance de son avenir.
Bien que nous prenons acte de l’invitation du SMA en dernière minute aux « entretiens de Valois », nous maintenons notre demande d’avoir des réponses précises aux questions budgétaires posées ainsi que de la nécessité d’associer plus largement, à des moments précis, les organisations professionnelles dont l’expertise est déterminante dans les travaux liés à la refondation de la politique de l’Etat, plus particulièrement dans le domaine des musiques actuelles.

mardi 4 décembre 2007
Un mot de l'Opéra de Tours

L'Etat projette de supprimer la moitié, voire la totalité des crédits alloués à certains Opéras régionaux et à certaines structures de spectacle vivant en France dès 2008.

Pour ce qui concerne l'Opéra de Tours, il s'agirait d'une division par 2 de la subvention de l'Etat dès 2008, et de sa totale suppression envisagée à partir de 2009.

Cette décision est lourde de conséquences pour une maison comme la nôtre, en particulier, elle entraînerait l'annulation de spectacles, dès 2008, et remettrait en cause à court terme l'existence même d'une structure lyrique à Tours.

La situation est donc très grave. Les arbitrages budgétaires définitifs du Ministère de la Culture seront rendus début décembre 2007, mettant les collectivités locales et nous-mêmes devant le fait accompli.

Pour peser sur cette décision et éviter cette échéance dramatique, nous devons d'ici là nous mobiliser : ne restez pas sans voix face à ce qui s'annonce comme une atteinte sans précédent au spectacle vivant en France !

C'est le prélude à un désengagement annoncé de l'Etat et à un démantèlement de l'ensemble du paysage lyrique et culturel français.

Voici le lien qui vous permettra de signer notre pétition et de lire tout ce qui est sorti sur le sujet. N'hesitez pas à le transmettre sans modération !

www.operaendanger.fr

Nous comptons sur votre soutien,

Les équipes de l'Opéra de Tours

mercredi 6 juin 2007
Extrait du rapport moral de Reynald Riclet, président de l’Association La Passerelle – Mai 2007

C’est un vrai plaisir d’être président de l’association La Passerelle-Le Grand Mix. Presque tout se passe comme sur du velours. Le Comité d’administration et le bureau sont présents et engagés, la directrice est un modèle de rigueur et d’éthique, l’équipe est volontaire, passionnée et compétente, les bénévoles sont dévoués et enthousiastes. Je souhaite franchement à tous les présidents et CA d’association de pouvoir travailler dans d’aussi bonnes conditions.
L’année 2006 a donc été une année exceptionnelle. Je ne rentrerai pas dans le détail du bilan d’activité, mais je voudrais revenir néanmoins sur quelques points. La qualité et la variété des activités menées par le Grand Mix peuvent être pour nous une grande fierté. On remarque entre autre l’étendue du choix artistique de la salle, toujours à la pointe des nouveautés et parcourant un large spectre musical même si la catégorie pop-rock est la plus représentée. J’insiste sur ce point car le Grand Mix (…) ne baisse pas les bras en ce qui concerne les concerts hip-hop. Cela reste très fragile et difficile, mais le travail effectué avec d’autres acteurs sociaux et associatifs commencent à porter leurs fruits.
Ce qui m’amène à parler de l’action culturelle. En effet, le Grand Mix a cette volonté constante de ne pas être qu’une salle de spectacle. Les nombreuses actions en milieu scolaire, les actions avec et dans les quartiers, le partenariat avec le centre de détention de Loos sont par exemple de vraies réussites.
Les faits et les chiffres sont là, 2006 a été une année de toutes les réussites : hausse du nombre de spectateurs par soirée, augmentation du nombre d’abonnés, demande de plus en plus forte d’enseignants pour participer aux actions culturelles ; les locations de salle, le partenariat et les sollicitations diverses augmentent plus vite que ne peut y répondre la structure.
Et ce n’est pas tout, grâce à la gestion rigoureuse de l’argent public qui nous est confié et à quelques bonnes surprises fiscales, le bilan financier est même excédentaire !
Il y a de quoi exulter.

Pourtant, il ne faut absolument pas s’endormir sur ces lauriers car l’horizon peut devenir très rapidement beaucoup plus sombre. La campagne présidentielle a montré à quel point la culture n’était pas un enjeu majeur pour bon nombre de candidats. L’élection de l’un des moins prolixes sur ce sujet ne nous rassure pas. De plus, aussi rares ont-elle été, certaines notions défendues par le nouvel élu n’ont rien d’engageantes. Le profit à tout prix et immédiat, le mépris du secteur public ou encore et tout aussi inquiétant le désir de « retour au beau » -mais qu’est-ce que cela peut vouloir dire ?- sont autant de sources de crainte.
La culture ne peut être envisagée comme un simple divertissement dont le seul profit -en dehors de rendre les cerveaux disponibles aux publicités- est l’argent qu’elle rapportera aux grandes industries et médias de masse. La culture est un besoin social. Elle crée du lien, elle émancipe en permettant la compréhension du monde qui nous entoure. Elle brise les barrières et les peurs entre les différentes populations.
Cette culture ne peut être réduite à un seul bon goût commun, ni aux arts déjà constitués et validés par une quelconque autorité morale ou esthétique. La multiplicité et la variété sont indispensables, tout comme la recherche de nouvelles formes qui exprimeraient au mieux chacune des époques.
Et cette culture doit être accessible à tous, or c’est loin d’être le cas. La loi du profit entraîne des prix prohibitifs, une culture uniforme est martelée au public, juste considéré comme une masse de consommateurs de panurge.
La culture n’est pas seulement reçue, elle doit pouvoir aussi être pratiquée par chacun et relayée par des structures adaptées à chaque art et public.
En un mot, la culture doit être un service public. A l’heure où il est de bon goût de cracher sur un soit disant état-providence et de croire conjointement à un homme-providence, je m’inquiète quant à un possible désengagement de l’état, laissant le champ totalement libre à la culture réservée à ceux qui peuvent se la payer.
Nous sommes déjà engagés sur cette pente dangereuse et injuste au niveau de la santé, de l’éducation, des retraites, et en général des services publics. Je ne vois pas pourquoi l’économie ultralibérale voulue par le nouveau locataire de l’Elysée nous ferait ce cadeau d’une exception pour la culture.

Pour recentrer le discours sur le Grand Mix, comment pouvons nous envisager le proche avenir sereinement ? Le financement de notre structure dépend essentiellement de fonds publics.
(…) Je rappelle au passage que d’autres échéances électorales arrivent l’année prochaine dans notre ville et rien ne nous garantit une municipalité aussi bienveillante et engagée à nos côtés que l’actuelle !
Aussi en cette période de signature de notre nouvelle convention d’objectifs triennale, nos financeurs ne vont-ils pas faire preuve de plus de frilosité ?
Il va falloir être extrêmement vigilant. Etre à l’affût des décisions gouvernementales ou locales. Il faudra aussi beaucoup discuter. De la société que nous voulons défendre, des voies à explorer pour le faire efficacement. Il ne faudra jamais baisser les bras, mais rester ambitieux et audacieux. Le Grand Mix est un formidable outil culturel, à nous de le protéger et le renforcer.
(…)

Je vous remercie de votre attention.


Reynald Riclet
Président de La Passerelle – Le Grand Mix

mercredi 2 mai 2007
Courrier aux candidats à l'élection présidentielle

La Fédurok, Fédération de lieux de musiques amplifiées / actuelles, a adressé un questionnaire aux candidats à l'élection présidentielle. Celui-ci avait pour objectif de recueillir leurs positions sur les musiques actuelles, leur vision de leur développement et la place des politiques publiques pour ce secteur. A quelques jours du second tour, découvrez les analyses, idées et arguments de ceux ou celles qui ont adressé une réponse à la Fédurok.

Pour cela, cliquez sur le lien ci-dessous :
http://fsj.la-fedurok.org...

mercredi 24 janvier 2007
Le futur de l'industrie du disque, dans Libération

La tornade numérique qui s'est abattue depuis une petite dizaine d'années sur l'industrie du disque ne perd pas en intensité, au contraire, explique Paolo, le tout jeune patron italien d'un label. Mais plus on observe le cyclone, moins on sait comment en sortir.» Réunis depuis samedi à Cannes, les 10 000 participants du Midem, rendez-vous des professionnels de la musique, cogitent sur les moyens de sortir d'une crise qui s'est traduite, en 2006, par une nouvelle baisse des ventes de disques physiques de 13 à 14 % pour la France. Sans que la relève numérique ­ déjà 2 milliards de dollars de revenus à l'échelle de la planète, soit 10 % du secteur ­ vienne, pour l'instant, compenser la perte. «L'ancien monde s'écroule, mais s'il faut attendre quinze ans pour voir le nouveau apparaître, on sera mort avant», prévient Stéphane Bourdoiseau, patron du distributeur et label Wagram Music. Pour tenter d'y voir plus clair, les organisateurs avaient convié, ce week-end, les participants à des conférences (MidemNet Forum) consacrées aux nouvelles technologies. Au final, des pistes, mais pas vraiment de solutions.

Haro sur les DRM

Si tout le monde s'accorde sur le fait que «la technologie est la clé de l'avenir de la distribution musicale», comme le dit Gary Shapiro, de la Consumer Electronics Association (lobby des fabricants américains d'électronique grand public), les avis divergent sur la manière de la mettre en oeuvre. Les débats ont été vifs sur les DRM (digital rights management), ou mesures techniques de protection. Ces verrous limitent le nombre de copies et le transfert sur différents supports (baladeurs, mobiles...). Mais pour ses opposants, de plus en plus nombreux et auxquels s'est ralliée l'immense majorité des producteurs indépendants, ils entravent le développement du marché en ligne en pourrissant la vie des utilisateurs. «Ils les rendent dingues, explique Gary Shapiro . Or il serait normal que les gens puissent utiliser comme ils le souhaitent les contenus qu'ils ont légalement acquis.» Un avis que ne partage pas Mitch Bainwol, patron de la RIAA, qui représente les majors du disque outre-Atlantique. «La technologie doit aider à protéger la création, pas à voler.»
Si les majors n'ont jamais semblé aussi proches de se convertir au format ouvert MP3, elles craignent de voir la filière passer sous le contrôle des groupes comme Microsoft ou Apple, détenteurs des technologies de distribution en ligne. «Derrière les débats sur les DRM, c'est le contrôle de toute la chaîne musicale de demain qui est en jeu, décode un expert, et ni les producteurs ni les nouveaux intermédiaires techno ne veulent laisser à l'autre la main. D'où une incompréhension permanente.»

Une musique gratuite financée par la publicité

Si l'on «ne peut jamais faire mieux que zéro dollar pour toute la musique du monde», comme ironise un participant, autant imaginer de nouveaux modes de financement. Le «futurologue» Jacques Attali est venu prophétiser une musique 100 % gratuite pour le consommateur, où les enregistrements seront une sorte de produit d'appel pour les concerts, payants. «Tout ce qui est du ressort du numérique sera gratuit. Ce sont les autres expériences musicales, c'est-à-dire celles qui ne sont pas duplicables à l'infini, que l'on fera payer», a ajouté Chris Anderson (directeur de la rédaction du magazine américain Wired). Ce dernier pronostique un morcellement quasi-infini du marché autour d'une multitude de références, avec la disparition des maisons de disques sous leur forme actuelle. De géants du Web comme Yahoo à une kyrielle de petits acteurs des réseaux P2P, du mobile ou du disque, ils sont nombreux à considérer que la publicité sera, demain, la première source de revenus de la musique.

Le téléphone, nouvelle salle de spectacle

De plus en plus présents au Midem, les opérateurs de téléphonie mobile prennent une part croissante dans l'économie de la musique. «On pèse 24 % du chiffre d'affaires dans la vente de singles en France», explique Jean-Marc Tassetto (SFR), qui a remis à la rappeuse Diam's un «mobile d'or» pour les 141 000 téléchargements du tube de son dernier album. De l'écoute au téléchargement en passant par la vidéo, les réservations ou retransmissions de concerts, les opérateurs de téléphonie multiplient les expériences avant de se lancer peut-être, comme TF1, dans la production. Les salles n'échappent pas à leur appétit : la Cigale a signé un partenariat avec le même SFR.

La musique au consommateur

Comme la presse avec les blogs, la vidéo avec YouTube, il est beaucoup question à Cannes des contenus mis en ligne par les amateurs. Concours de remix ou de vidéos, personnalisation et échange de contenus avec création de playlists ou de radios à la demande, la consommation de musique est de plus en plus horizontale, entre utilisateurs. Non sans poser de nouveaux et redoutables problèmes de droits d'auteur.

et voilà le travail